Je sais, je vais plomber l'ambiance (rapport aux infos ci-dessous) mais la disparition programmée des orangs-outangs annoncée dans les journaux cette semaine me donne un sacré mal au ventre, un mal de terre.
Partant d'une population estimée à plusieurs millions à la fin du 19e siècle, puis à 180 000 individus en 1980, il reste à ce jour entre 5000 et 10.000 orangs-outangs vivant en liberté dans des territoires tous menacés par le braconnage, la déforestation et les maladies. Alors que 80% de son habitat a été détruit, les chercheurs de la "Wild life conservation society" (Société de préservation de la faune) estiment que la majeure partie de la population d'orangs-outangs sauvages mondiale sera éteinte d'ici à moins de dix ans. Et ils nous regardent les laisser mourir.
"L’animal humain est le seul à déployer une capacité à détruire massivement les écosystèmes, à éroder les sols, à ruiner les bases de sa propre alimentation, tout en éradiquant avec méthode les grands mammifères et les grands animaux marins" accuse Jared Diamond dans son essai “L’homme, le troisième chimpanzé” (Gallimard, nrf-Essais, 2000).
Nous savons depuis quelques années déjà que la vie sur Terre est menacée. L'homme pourra t'il survivre dans un monde détruit par le réchauffement de la planète, par l'épuisement des ressources naturelles, par les pollutions des sols et de l'eau que provoquent les industries civiles et guerrières, par la malnutrition des hommes et par le taux d'extinction effarant des espèces vivantes ?
Hubert Reeves et Frédéric Lenoir voient cependant poindre quelque espoir. Dans "Mal de Terre" (Points Sciences, 2005), ils dressent un bilan sévère des catastrophes écologiques subies par la Terre mais cherchent à provoquer une réflexion collective et en appellent à la responsabilité planétaire de l'humanité. Ils nous interpellent par un cri d'alarme "Notre avenir est entre nos mains. Des solutions existent. Il faut réagir, et vite, avant qu'il ne soit vraiment trop tard".
Quant à moi, j'arrête les pizzas industrielles et les crèmes cosmétiques qui génèrent la production d’huile de palme bon marché accélèrant ainsi la déforestation de l’Indonésie, territoire de l'orang-outang.
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Madâme, c'est Bernadette Chirac... John-Paul Lepers, longtemps journaliste pour le "Vrai journal" de Canal + a écrit ce livre parcequ'il n'a pas pu tourner le portrait politique de la première dame de France.Ce livre, nous dit la 4ème de couverture est "une plongé au coeur de l'exercice du pouvoir, un décryptage de la femme politique la plus influente de France". "Avec le concours du journaliste Thomas Bauder, qui a mené l'enquête avec lui, il nous dévoile ici les coulises de cette "impossible conversation". Si Jacques CHirac n'a jamais été épargné ni par la presse, ni par l'opinion publique, jamais madame Chirac n'avait encore été scrutée avec un tel regard".

